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Apple: le début de la fin

Lundi matin, la totalité des chaînes d’informations financières affichent la grande nouvelle de ce début 2013: Excel Mobile est repassé devant un pôle pour devenir la première firme mondiale en termes de capitalisation boursière.

À titre personnel, je ne suis pas du tout surpris de cette baisse d’Apple et à mon avis ce n’est que le début. On a beaucoup glosé sur la mort de Steve Jobs et l’impossibilité probable de Tim Cook de reprendre la succession, autant en termes de leadership qu’en termes de stimulation de l’innovation à l’interne ou à l’externe de l’entreprise. Mais à titre personnel je pense que le problème est un ailleurs.

En effet, né en 1977, j’ai eu la chance d’avoir un Mac dès 1986; et, forcé de constater qu’aujourd’hui, l’Apple d’aujourd’hui, celui de mon IPhone, de mon IPad, de mon MacBook Pro ressemble beaucoup au Microsoft de 85-95. Il ressemble donc beaucoup à ce que les différents professionnels du graphisme, de l’édition ou de l’imagerie essayaient de fuir dans la dernière décennie du millénaire passé. Clairement, Apple est aujourd’hui, ce que Microsoft était hier: un acteur dominant, capable d’imposer ses standards; de temps en temps, à l’opposé du bénéfice des utilisateurs.

Deuxièmement, historiquement, le Macintosh avait gagné beaucoup de ses étoiles et de ses galons par la fiabilité absolue de ses systèmes. Cette fiabilité absolue était basée sur un monde à la fois logiciel hardware et software, intégralement fermé dans lequel il était difficile voire impossible de mettre ses mains; encore moins son tournevis.

Au fur et à mesure des années 2000, Apple a fait des concessions sur la fermeture de son monde afin de pouvoir aussi rentrer en communication plus facile avec le reste du monde informatique et connecté; et, au fur et à mesure de la décennie, à baisser la garde sur l’exclusivité de son matériel hardware et la cohérence software/hardware de son matériel.

En effet, dès l’apparition des ordinateurs Intel, la totalité des Mac user de longue date, ont eu l’impression que la différence entre leur ordinateur  favori et leur envie de croquer la pomme et le monde du PC était plus une différence formelle de design des machines voire encore un petit peu de système d’exploitation mais plus tellement de stabilité générale de l’hardware. Ils gagnés en ouverture, en capacité à se connecter avec le monde et les autres machines, mais ont perdu en stabilité, alors qu’en parallèle  le monde PC se dirigeait de plus en plus vers la stabilité.

Avec le monde iTunes / App Store, cette sensation d’enfermement augmente continuellement: on est désolé que Bruce Willis ne puisse transmettre sa librairie iTunes à sa fille ou soulé quand on peut effacer les apps “maison” inutile de son device, mais on est totalement désespéré quand son iCloud efface des fichiers, quand les MAJ ralentissent les devices ou encore, quand pour nous remercier de notre fidélité, on nous fait racheter tous nos accessoires (iphone 5 et son nouveau connecteur).  La encore, Apple ressemble au Microsoft de 95 : c’est le truc cool à avoir, car tout le monde l’a mais, tout le monde est au clair sur les (gros) défauts du produit et reste ouvert à une alternative. Et l’arrogance du support client, en ligne ou par tel, et le côté “fourbe” des conditions générales renforcent ce besoin de rester à l’affut pour mieux, et ce, en tout temps.

Donc, à mon avis, après avoir été croquée, la pomme va désormais être décriée. Comme dans une histoire bien plus célèbre que celle de Steve !

Clément

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